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les neiges du Kilimandjaro
 DJAMBO !!
Comme promis je vous envoie mes premières impressions sur mon extraordinaire voyage au Kenya qui cette année s'est déroulé du 12 au 23 août.
Le Kenya est un beau pays avec une diversité de paysages étonnante. En effet, sur une superficie relativement modeste (à peine supérieure à la France) le pays concentre un échantillon presque complet des divers paysages africains : plaines immenses, plateaux couverts de savanes parsemées de bosquets d’acacias, fleuves sinueux, forets denses et luxuriantes, lacs d’eau douce et d’eau salée de la rift vallée, cratères, montagnes massives coiffées de neiges éternelles… Comme disait Joseph Kessel dans son livre Le lion : « Il me semblait que j’avais retrouvé un paradis rêvé… »
L’ensemble du pays est habité par une extraordinaire faune sauvage, dont les « cinq grands » animaux mythiques de l’Afrique que sont l’éléphant, le lion, le rhinocéros, le buffle et le léopard. Sans oublier une multitude d’herbivores : zèbres, buffles, phacochères, antilopes, girafes…, mais aussi de carnivores : lion, léopard, guépard, chacal, hyène, mangouste…, sans oublier les primates, et de ravissants oiseaux exotiques, et les rapaces …
Le Kenya est indépendant depuis 1963, membre du Commonwealth, il regroupe des populations d’une grande diversité ethnique et culturelle. Le pays compte plus d’une quarantaine d’ethnies différentes dont les plus connues sont les Massais au sud, les Kikuyu, les Merus au centre et les Samburu au nord. L’anglais et le swahili, langue d’origine bantoue, sont les 2 langues officielles du pays. L’agriculture reste la base de l’économie nationale, le Kenya est le deuxième producteur mondial de café (après l’inde. Et le plus gros producteur d’ananas. Le tourisme ne cesse de progresser et constitue désormais l’une des quatre principales sources d’importation de devises. Ceci n'est qu'un bref aperçu général du pays, commençons plutôt notre voyage.
Après un long vol via Bruxelles et Kigali (capital du Rwanda) et surtout une bonne nuit à l’hôtel, je fis la connaissance de notre petit groupe composé seulement de 5 autres personnes : Sophie et François - Xavier, Myriam, Giusepe et Mathieu (leur fils) âgé seulement de 11 ans, plus notre guide - chauffeur très compétant David d'origine Kikuyu. Une fois les présentations faites, notre petite équipée pris la route du sud en direction d’Ambosseli... A peine sortie de Nairobi nous fûmes déjà arrêtés par un barrage de police armée... Après de nombreuses minutes de palabres, notre guide dû s'acquitter d'un backshish d'environ 15 Euros ( pour une vignette obligatoire seulement quelques semaines plus tard!!!).
Le deuxième jour, en début d'après midi nous arrivâmes enfin pour 2 jours à la réserve d’Amboseli. (Ce qui signifie en langue Massai « l’endroit où il y a du sel"). Ce parc national situé a 240km au sud-est de Nairobi, est l’un des plus vieux parcs nationaux d’Afrique orientale et le plus fréquenté après le Massaï Mara. Réputé pour la richesse de sa faune et sa beauté sereine, il est situé au pied du mythique Kilimandjaro (volcan tanzanien né il y a sept cent cinquante mille ans). Le Kilimandjaro domine l'Afrique du haut de ses 5 895 mètres avec ses neiges éternelles, qui malheureusement sont voués à disparaître... Estimées à 12 km² vers 1900, elles ne couvrent aujourd'hui plus que 2 km² et à ce rythme auront disparu vers 2020. Le réchauffement général de la terre ne suffit pas à expliquer ce phénomène. Il peut aussi provenir d'une lente reprise de l'activité volcanique, qui n'est qu'en sommeil depuis 200 ans. Dans la zone marécageuse d’Enkongo Narok (ce qui signifie « noir et bienveillant » en langue Massaï) la végétation est luxuriante. Ces marais sont alimentés par la fonte des neiges du Kilimandjaro ou une quantité d’animaux viennent brouter les hautes herbes et plantes aquatiques. La réserve est réputée également pour son importante population d’éléphants. Tout cela confère à cette réserve une atmosphère paradisiaque, idyllique insondable, inimaginable, incroyable, comme l’écrivait Ernest Hemingway dans ces 2 livres « les neiges du Kilimandjaro » et « vertes collines d’Afrique. J’avouerai que j’ai eu un petit faible pour ce paysage encore sauvage, préservé de la pollution et de l’urbanisme.
Notre superbe Lodge, situé au milieu de la réserve avec vue sur le Kilimandjaro, nous permettait d'observer sans danger les animaux sauvages, il était, entre autre, peuplé de Vervets. Ce sont de petits singes très agiles à la fourrure grise, à la face et au bout des pattes noires. ils sont très facétieux, gourmands et toujours près à chaparder quelque chose...
En fin d'après midi, nous voilà enfin parti pour notre premier safari ( mot qui signifie «Voyage» en swahili ). Il fut à la hauteur de nos attentes et riches en sensations, nous avons eu la chance de découvrir une multitude d'animaux. Comme par exemple :
Les Zèbres de Burchell (les plus communs). Les zèbres sont avant tout reconnaissables aux bandes contrastées noires et blanches qu'ils portent, entre 25 à 30 bandes qui tendent vers l'horizontale vers la croupe. La plupart des zoologistes pensent que ces rayures agissent comme un mécanisme de camouflage; il semble également qu'elles soient une protection contre les piqûres de Diptères, ceux-ci étant attirés par des larges zones monochromes; enfin, certains chercheurs attribuent à ces couleurs un rôle social, la disposition des bandes permettant la reconnaissance des individus entre-eux. Les zèbres ne sont pas utilisés comme bête de somme car sont essentiellement composés d'eau et ont une colonne vertébrale très fragile, de plus il paraît qu'ils n'ont aucune mémoire.
Nous avons approché de près de nombreux babouins. Ce sont de gros primates à fourrure grise, au museau nu, très allongé, semblable à celui du chien. Ils vivent en bandes organisées dominées par quelques mâles puissants qui en assurent la défense; ils sont aussi chargés de faire la paix à l'occasion de querelles intestines. Ils se nourrissent de végétaux, de petits animaux, d'oiseaux et d’œufs.
Nous avons eu la chance de voir de près des hyènes, ces animaux nocturne possèdent un aspect proche de celui du chien, avec une tête et un cou volumineux, des pattes antérieures longues et bien développées, des mâchoires puissantes et des prémolaires adaptées au broyage des os. (Ses escriment sont très reconnaissables puisque blancs). Elles se nourrissent essentiellement de charognes et mangent souvent des os entamés par les vautours. Mais les hyènes peuvent aussi attaquer en meutes.
Les Oies d’Egypte sont également très nombreuses à Ambosseli. Ce sont de superbes oiseaux noir et gris élancés et gracieux. Les Égyptiens d'antan l'ont domestiquée et en ont fait un oiseau sacré, caractéristique de l'art égyptien. Mâles et femelles se ressemblent. La femelle est cependant plus petite et elle jacasse plutôt que d'émettre un sifflement à la manière des jars.
Les Grues couronnées (nommé ainsi à cause de leur houppette jaune) sont d’élégants oiseaux, les couples ont la particularité d’être unis pour la vie et ne se séparent pratiquement jamais.
Bien sûr, nous avons eu tout le plaisir et le loisir d’observer mon animal fétiche à savoir la girafe. Il existe 3 types de girafes, la réserve d’Amboseli comme celle du Massai Mara est peuplée de girafes massaï. (Variété la plus courante). C'est le plus haut de tous les animaux terrestres. Les mâles atteignent en moyenne 5,4 m de haut et leur langue, longue de 40 cm, leurs permettent d'atteindre les feuilles d'acacia qui sont leur principale nourriture. Les girafes, comme la plupart des mammifères, n'ont que sept vertèbres cervicales, qui sont fortement allongées pour soutenir leurs longs cous musclés. Du fait de la grande distance entre le cœur et la tête de l'animal, leurs systèmes vasculaires sont équipés de valves permettant au sang d'atteindre le cerveau. Les animaux des deux sexes possèdent deux courtes cornes, recouvertes de velours et à l'extrémité arrondie, ainsi qu'une troisième protubérance sur le front. Les girafes peuvent vivre jusqu'à vingt-six ans dans la nature et jusqu'à trente-six ans en captivité. Après environ quinze mois, les femelles donnent naissance à un seul petit, haut de 1,7 à 2 m, qui peut se tenir debout vingt minutes après la naissance.
Nous avons eu la surprise de voir un combat entre deux hippopotames males, a coup de gueule grande ouverte, tout cela pour une question de territoire. Les hippopotames sont des animaux aux corps lourds et massifs. Les mâles peuvent mesurer jusqu’à 4,20 m de long pour un poids de 3 tonnes (1,5 tonnes pour la femelle) mais, ils sont courts sur pattes, ils ne dépassent pas 1,65 m au garrot. Ils ont une grande tête munie de petits yeux et de petites oreilles situées au sommet de leurs têtes ; les narines, entourées de poils épars et raides, peuvent se fermer hermétiquement quand ils s’immergent. Leurs bouches, énormes, sont munies sur la mâchoire inférieure d’impressionnantes canines de défenses ; elles peuvent atteindre 70 cm de long, et peser près de 3 kg. Les hippopotames passent leurs journées dans l’eau ; ils doivent veiller à ce que leur peau soit en permanence recouverte d’un film de boue, pour éviter la déshydratation et la brûlure du soleil. La nuit, les hippopotames quittent leur refuge aquatique pour aller à la recherche de nourriture (herbes et plantes). Ils se déplacent généralement en troupes d’une quinzaine d’individus menées par un mâle dominant. Ils peuvent ainsi parcourir à terre quelque 30 km chaque nuit, sur des pistes balisées par leurs excréments, en revenant toujours à leur point de départ. Ils sont potentiellement dangereux pendant ces trajets, n'hésitant pas à charger tout intrus.
Les gazelles très nombreuses, très délicates et gracieuses font également parti du paysage d'Ambosseli … il en existe plusieurs sortes:
Les gazelles de Grant, ce sont de grandes gazelles au pelage court, chamois sur le dos, plus clair sur le flanc, leur ventre et l’intérieur des pattes sont blancs.
Les gazelles de Thomson, sont un peu similaires mais avec une grande bande noire sur les flancs, leur queue noire est très mobile, et leurs cornes sont en formes de lyres.
Les impalas antilope de taille moyenne, sont très gracieuses, avec un pelage court brun doré, plus foncé sur le dos que sur les flancs, leur queue est blanche assez touffue avec un trait noir central est délimité par une bande noire !!!
Nous avons également vu de nombreux buffles, ces bovidés peuvent atteindre environ 1,70 m au garrot pour un poids de 300 à 700 kg. leurs cornes, massives à la base, forment un casque au-dessus du front et atteignent environ 1 m de long. Ils se rassemblent par 3 ou 4. Leurs charges sont potentiellement dangereuses pour l'homme.
Les phacochères sont des porcs sauvages qui mesurent 1,40 m de long et 75 cm au garrot. Les mâles pèsent jusqu'à 100 kg et les femelles 75 kg. Ils ont une crinière sur le haut du dos et deux défenses dirigées vers le haut, qu'ils utilisent contre ses prédateurs. Ils sont omnivores mais principalement herbivores, et se nourrissent d'herbes, de baies, d'écorces, et de racines. Les phacochères mâles vivent en solitaire en forêt alors qu'au contraire, les femelles vivent en famille avec leurs petits. Dans une journée, les phacochères mâles dorment plusieurs heures, broutent quelque peu et chassent les insectes. Quant aux femelles, elles s'occupent de leurs petits, les nourrissent, les protègent contre les ennemis. Un phacochère vit en moyenne 24 ans. La femelle phacochère a une gestation de 175 jours. Elle accouche de 2 à 7 petits phacochères à la fois. Ces petits animaux sont très répandus dans tout le Kenya.
Notre première forte émotion du voyage fut à la fin de ce premier safari, au couché du soleil, nous avons vu toute une horde d’éléphants en file indienne allant retrouver leur lieu de repos au pied du Kilimandjaro… Ils étaient tous là (plus d’une centaine) près de nous, à la fois imposant, reposant, et étonnement silencieux lors de leurs déplacements, grâce aux coussinets sous leurs pieds. Une expérience inoubliable, saisissante et émouvante. Les éléphants sont les plus gros mammifères terrestres vivants avec un poids de 3 à 7 tonnes pour les mâles. Leurs défenses, profondément implantées dans le crâne, sont en fait des incisives supérieures très allongées. Les éléphants n'ont que quatre molaires. Quand elles sont usées à force de mastication, elles sont remplacées par d'autres, plus grandes, qui progressent à partir de l'arrière des mâchoires. Les éléphants ont un régime exclusivement herbivore. Ils peuvent consommer, pour les plus gros, jusqu'à 220 kg de végétaux et boire jusqu'à 190 litres d'eau par jour. Les éléphants sont organisés en sociétés matriarcales, formant des groupes familiaux de quinze à trente animaux, composés de femelles et de jeunes menés par une femelle dominante plus ou moins âgée. Evidement cette énumération n’est pas exhaustive, mais continuons plutôt notre voyage.
Le troisième jour, nous visitâmes un village Massaï. Les Massaïs sont des nomades, mais qui tendent de plus en plus vers la sédentarité, compte tenu de la pression des gouvernements. Les Massaïs sont traditionnellement des éleveurs menant leurs troupeaux librement. Ils se nourrissent surtout de laitages et, pour les fêtes, du sang de leurs bovins qu'ils prélèvent sans les tuer, en pratiquant une incision dans la veine jugulaire. Les Massaïs sont divisés en clans et en classes d'âge. Les hommes sont tour à tour enfants, guerriers puis anciens, chacun de ces passages est accompagné de rites initiatiques. Les mariages des filles sont souvent négociés par les pères avant leur naissance. Mais, au sein d'une même classe d'âge, les relations hors mariage sont considérées comme naturelles. Les garçons comme les filles subissent des cérémonies de circoncision ou d'excision. Les Massaïs vivent dans des manyattas, petits groupes de huttes, très sombres, faites de bouse de vache autour d'une armature de bois. Le village est protégé par des haies d'épineux très denses et le troupeau est regroupé le soir au centre des cases. Quand ils doivent migrer, ils détruisent complètement par le feu leur ancien village. Les Massaïs ont leur langue le Maa, qu'ils partagent avec la tribu de Samburu (indiquant une origine commune à un certain moment), mais la plupart de Massaïs parlent également le Swahili, et de nos jours l'anglais. Même dans la vie courante, les Massaïs adultes dans la vie de tous les jours sont toujours habillés de rouge et équipé d'un long bâton fin. C'est une population bien vivante, fière de sa culture..
Le quatrième jour, nous sommes partit tôt le matin de la réserve d’Ambosseli pour le nord et le mont Kenya, 400 kilomètres de routes en mauvaises état avec d'énormes trous (appelés nids d'autruches) et de pistes très poussiéreuses... Heureusement que nous avions un bon 4X4 et surtout un bon chauffeur !!!! En cours de route nous avons pu apprécier une multitude de paysages, de nombreux champs de blé, des exploitations d'ananas, de thé, de café à perte de vue,... Sans oublier les petits villages pittoresques, vivants, pauvres où ânes, vélos, piétons, voitures, camions cohabitent sans problème.
Nous voilà enfin arrivé au pied du Mont Kenya. (Deuxième sommet du continent africain après le Kilimandjaro, avec une altitude de 5 199 m). C'est un ancien volcan, Avec des sommets accidentés couronnés de glaciers et ses pentes, grâce à la conjugaison de l'altitude et des températures équatoriales, sont dotés d'une flore unique, riche de près de 80 plantes alpines souvent caractérisées par leur gigantisme. La richesse exceptionnelle de ces écosystèmes a valu au Mont Kenya d'être classé réserve mondiale de biosphère par l'Unesco en 1978. C'est dans ce cadre enchanteur que nous nous sommes arrêtés pour la nuit, et plus précisément au Serena Mountain Lodge. Hôtel sur pilotis tout en bois situé au milieu de la forêt et surplombant un point d'eau... Idéal pour l'observation des animaux. Un service de réveil pendant la nuit était même organisé suivant les animaux que l'on désirait observer. Malheureusement, La nuit fut plutôt calme, et l'on ne nous réveilla seulement qu'a 6H00 pour voir le levé de soleil sur le mont Kenya !!! Beau souvenir tout de même.
Au point d'eau se sont abreuvés des buffles, des hyènes, des gazelles, des canards... La forêt bruissait de toute part et de nombreux singes sautaient d'arbre en arbre. Les plus beaux et les plus rares d'entres tous sont bien les Colobe Guéréza : Ce sont de grands, beaux singes tout mince avec une fourrure soyeuse noire, des favoris et une barbe blanche, leur nez est assez large, leur longue queue est noire à bout blanc. Les longs poils blancs sur leur dos leur servent de parachute quand ils sautent. Leurs couleurs leurs permettent de passer inaperçu dans la canopée.
D'autres singes moins farouches prenaient la pose, tel les Cercopithèques à diadème : petits singes robustes à la fourrure noire, épaisse, leur dos, leur face et les pattes postérieures sont couvertes de poils gris ou blancs. Spectacle toujours émouvant et rigolo devant tant de facéties !!!
Le cinquième jour, nous continuâmes notre route au nord vers la très belle réserve de Samburu où nous sommes restés 2 jours et où l'on vécu notre deuxième émotion très forte avec des lions. La réserve de Samburu de 235 km² de terres cuivrées, de collines rocailleuses et de plaines herbeuses est traversée par la rivière Uaso-Nurya, ses rives sont couvertes d'une forêt d'acacias et de jolis palmiers doums où se prélassent des crocodiles.
Samburu est aussi l'habitat de quelques espèces endémiques comme le zèbre de Grévy, la girafe réticulée et l'oryx de Beisa, que nous avons eu tout le loisir de découvrir.
Les zèbres de Grévy présentent des rayures plus étroites que les zèbres de Burchel, leur ventre sont tout blanc et leurs oreilles sont arrondies. Bien que protégés, ces animaux est encore chassés pour leur peau.
Les Girafes réticulées sont sans doute les plus belles de toutes les girafes. Leur pelage marron semble recouvert d'un filet à large maille blanche. Animaux paisibles, les girafes vivent dans les steppes arbustives du continent africain. Les femelles constituent des groupes avec les jeunes, auxquelles se joigne un à deux mâles. Les autres mâles sont solitaires ou forment des petits groupes qui suivent les femelles.
Avec une hauteur pouvant atteindre 6 mètres, et un poids allant de 950 à 1300 kg, les girafes ne se couchent quasiment jamais (elles dorment debout) car elles constitueraient une proie facile pour ses prédateurs.
Les Oryx de Beisa sont des herbivores, qui mesurent entre 90 cm et 140 cm au garrot, pour un poids de 100 à 220 kg. Ils sont facilement reconnaissables à leur couleur de leur robe : fauve sur le corps, ventre blanc, bande horizontale foncée à la limite des flancs et du ventre, haut des antérieurs cerclés d'une bande foncée qui remonte jusque dans le cou, bandes noires le long du museau et sur les yeux, bout du museau blanc. Ils sont également dotés de 2 longues et fines cornes, légèrement courbées, qui atteignent facilement plus d'un mètre de longueur.
Les gérénuks sont appelés gazelles girafe à cause de leur long cou. Leur robe est fauve clair sur la moitié supérieure du corps, blanche sur la partie intérieure des jambes et le ventre. Leurs poils sont très court, fin, luisant régulier sur tout le corps et les jambes. Ils consomment des feuilles d’arbres et se dressent sur leurs deux pattes avant, en tendant le cou pour les manger.
Les Calaos à bec rouge, sont de beaux oiseaux exotiques avec un bec dans les tons orangé incurvé vers le bas, ils ont la tête et les parties inférieures blanchâtres, le dos et une longue queue noire. Ils se nourrissent d’insectes, de graines ou de fruits et émettent des gloussements.
En plus de plusieurs safaris dans cette belle réserve, nous avons eu la chance de voir une représentation de danse de la tribu Samburu. Ce peuple de pasteurs nomades « peuples aux chèvres blanches » n'est plus qu'au nombre de 1500 personnes et vit principalement au nord du kenya. Ils vivent dans de petits villages entourés de hautes palissades d'épineux. Leurs huttes sont basses, construites en boue, en peau de bêtes et en tiges tressées autour d'une structure en Bois, ils sont assemblés en formation circulaire. Pour lutter contre les mouches, elles n'ont pas de fenêtres et sont enfumées en permanence, Les Samburus sont culturellement très proches des Massaïs.
Le sixième jour, fut celui du grand souvenir de ce voyage; la rencontre a quelques mètres de notre 4X4 avec deux vieux lions et une lionne. Quelques indices nous laissaient à penser que les fauves n'étaient pas loin du Lodge (un rugissement, la nuit précédente, puis des traces de pas sur le sol lors du début du safari matinal).. Encore fallait-il les débusquer parmi les buissons et hautes herbes et surtout qu'ils se laissent approcher.. Mais ce jeudi 17 août 2006, restera à tout jamais gravé dans ma mémoire, les dieux étaient avec nous!!! Et effet, nous avons eu l'extraordinaire privilège d'approcher de près deux lions et une lionne endormie, quelle beauté, quelle majesté, un seul rugissement, un regard droit et puissant une musculature parfaite prête à bondir, a suffit pour nous montrer qui était le plus fort. Alors que la lionne dormait sur ces deux oreilles les lions étaient aux aguets prêts à intervenir en cas de danger !!! Une fois reposée la lionne, se réveilla gracile ment, s'étira, bailla, fit sa toilette, elle était prête pour partir en chasse.. Elle se leva avec une nonchalance et une grâce difficile a décrire... elle passa à coté de nous feignant de nous voir. Nous restâmes tous émus, sans voix… Le silence régnait parmi nous devant un tel spectacle... tel un rêve d'enfance qui se réalise!!!
Le septième jour, Après ces 2 merveilleux journées passés a Sumburu, nous reprîmes la route du sud et plus précisément celle du lac de Nakuru. C’est l'un des plus fameux refuges pour flamands roses qui par millions viennent pour se nourrir d'algues, de plancton. C'est un lac alcalin d'une surface de 620 km2 qui fait partie du " lake nakuru national Park ", mélange de forêt d'acacias et de pâturages. Cette réserve sert d'habitat à 400 espèces d'oiseaux, plus beaux les uns que les autres, elle est aussi un sanctuaire pour les espèces protégées comme la girafe de Rothschild et le rhinocéros noir.
On y trouve des Marabouts, ce sont d’affreux oiseaux, chauve, disgracieux, énormes, mesurant environ 1,5 m, avec une envergure pouvant atteindre 2,9 m. Ils sont pourvus d’un bec imposant, et en dessous d’une grande poche gonflable qui pend à la base du cou, dont l‘utilité n’est pas établit ( ce pourrait être une réserve de nourriture, un attribut pendant la parade nuptiale) il sert en tout cas de coussin pour supporter le poids du gros bec. Les marabouts se nourrissent de toutes sortes d'aliments d'origine animale, allant des insectes aux cadavres d'éléphants. On les voit souvent se régaler sur les charognes en compagnie de vautours et d’hyènes. Ils pillent aussi les nids d’autres oiseaux et dévorent les œufs ou les jeunes flamants.
Le huitième jour, nous reprîmes la route du sud, En chemin, nous nous arrêtâmes pour réaliser une petite expérience sur l’équateur, ( ligne imaginaire tracée autour de la terre a mi-chemin des pôles). Cette ligne marque la séparation entre l’hémisphère Nord et l’hémisphère sud, sa latitude est de 0° et sa longueur est de 40 075 km. Exactement sur l’équateur donc, l’on plongea dans une bassine d’eau une allumette, celle ci ne bougea pas … l’on renouvela l’expérience 15 mètres plus au Nord, dans l’hémisphère Nord, replongée dans le même récipient l’allumette tourna dans le sens des aiguilles d’une montre et 15 mètres plus au sud de l’équateur, dans l’hémisphère sud, cette même allumette tourna dans le sens inverse … Etonnant, stupéfiant, mieux qu’un tour de magie !!! Non cela s’explique simplement par le fait que sur l’équateur la poussée centrifuge due à la rotation de la Terre sur elle-même est maximale !
Nous repartîmes pour le lac de Naivasha. Ce lac d’eau douce (situé seulement à 80km de la capitale) est réputé pour sa faune, et sa flore. Après une petite croisière parmi les hippopotames, nous accostâmes sur Crescent Island... Cette petite île volcanique à la particularité de ne pas être habité, c’est un sanctuaire pour de nombreux ruminants (introduit à l’occasion du tournage du film « out of Africa ») Nous y fîmes notre premier safari a pied …Un véritable jardin d’Eden, tel Robinson, seuls au monde, nous découvrîmes une nature et une faune encore sauvage, préservée de l’homme, nous approchâmes, entre autre, de très près, des gazelles, des gnous, des zèbres mais surtout des girafes, dont un bébé girafon de seulement 8 jours ! Quel spectacle émouvant et attendrissant. … Belle balade en dehors du temps très reposante.
Le neuvième jour, après une journée au lac Naivasha, nous partîmes en direction du mythique parc du Massai Mara. Cette réserve de 1450 km², recouverte d’immenses plaines d’avoine sauvage, traversée par la rivière Mara est le refuge d'un nombre incalculable d'animaux. La splendeur de ses paysages en fait la réserve la plus visitée au monde. Nous y vîmes tous les animaux déjà cités ci-dessus ( j’ai du en oublier….), mais le plus époustouflant fut la rencontre très rapproché avec des fauves…
En effet, là, nous découvrîmes un Léopard perché sur un acacia en train de dévorer une pauvre gazelle tuée durant la nuit. Les léopards sont des félins musclés et souples avec des membres plutôt court. Leur tête est large et leur museau moyen. Leur fourrure est courte, jaune tacheté de noir ( taches pleines sur la tête et tache ronde et jaune sur le reste du corps, sauf le ventre plutôt blanc Le poids des léopards adulte est de 35 à 10 kg et leur longueur varie de 902cm à 1.60m (sans la queue). Leur taille varie entre 50 et 70cm. Les Léopards ont un corps qui les favorise à grimper aux arbres : ils ont un thorax puissant et des pattes bien développées. La puissance des leurs omoplates les aide aussi a grimper aux arbres ou ils sont à l’abri des charognards. Ce spectacle fut très étonnant et saisissant, beau mais cruel… dure réalité de la vie sauvage !!!!
A l’ombre d’un buisson nous découvrîmes de très près un guépard rassasié. Ces animaux ont un corps musculeux qui ressemble à celui des lévriers, ils sont sveltes, presque maigre, avec de très longues pattes. Leurs poitrines sont profondes et leur taille étroites. Leurs os sont légers et leur colonne vertébrale extrêmement flexible, leurs permettant de projeter leurs membres postérieurs très loin et ainsi de courir très vite. Leur queue est relativement longue et leur sert de balancier pour s’équilibrer pendant la course. Les griffes des guépards ne sont pas rétractiles, contrairement à celles des autres félins. Ils ont une petite tête et un museau court, des yeux placés haut et bien déterminés, soulignés par une ligne noire ressemblant à une larme qui court de la naissance de chaque œil jusqu'à la bouche. Ces traînées améliorent leur vision en minimisant les reflets de la lumière du soleil. Les oreilles sont petites et rondes. Comparativement aux autres grands félins, les dents sont petites, peut-être à cause des larges fosses nasales, assurant une bonne oxygénation pendant la course. Les poumons développés assurent les échanges gazeux. Les guépards peuvent parcourir 7 à 8 m en une seule foulée et accomplissent quatre foulées à la seconde. Cela en fait les mammifères quadrupèdes les plus rapides connu : s’il peut atteindre des vitesses de plus de 110 km/h ils ne peuvent les soutenir que sur moins de 300m. Ce fut un beau face a face silencieux, respectueux en pleine nature et hors du temps.
Le dixième jour, nous fîmes, entre autre, notre deuxième safari a pied accompagné par 2 guerriers Massaï, souvenir très sympathique, belle leçon de vie. Nous apprîmes à reconnaître différentes variétés d’arbustes, de minéraux, d’excréments … Ils nous montrèrent comment aiguiser les lames avec de simples pierres volcanique, mais aussi, a faire une brosse à dents a partir d’ une branche d’ arbuste…. Nous étions bien loin de notre Société de consommation ….Belle leçon d’humilité !!! Ce fut une belle expérience, belle rencontre humaine, riche en enseignements ….
Le onzième jour, Nous terminâmes notre voyage par un petit clin d’œil en dînant au célèbre restaurant « le Carnivore » de Nairobi, Au menu pas de lion, ni de zèbres et encore moins de girafes… là nous avons dégusté de nombreuses grillades, bœuf, agneaux, poulets et pour le petit coté exotique : Nous avons testé du crocodile (à la chair tendre) du chameau ( viande qui ressemble à celle du mouton) et enfin de l’autruche ( viande très fine) …
Comme l’on dit, toutes les meilleures choses ont une fin. Il est déjà l’heure du départ et du retour en France, pour retrouver la réalité du quotidien, mais cette parenthèse merveilleuse restera à tout jamais gravé dans ma mémoire. Quelles merveilleuses vacances, que de beaux animaux observés,, que de grandioses paysages traversés, que de splendides couchés de soleil, et quelle population si gentille, si accueillante et prévenante. C’est un voyage que je vous conseille à tous que vous soyez petit ou grand… !!!! Quant à moi, j’ai encore pleins de rêves dans la tête et surtout une seule envie repartir découvrir d’autres lieux tout aussi extraordinaire. Alors suite au prochain numéro pour de nouvelles aventures.
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